L'heure est à la fête en cet automne: venez souffler les dix bougies du festival atlântico! Si le succès de ce rendez-vous dédié aux musiques lusophones ne se dément pas depuis sa première édition, c'est grâce à un public qui, au-delà des communautés et des langues, réserve un accueil toujours aussi chaleureux aux artistes, grands noms comme talents montants. Mais s'il faut bien sûr se réjouir d'une telle ferveur, n'oublions pas de souligner que l'événement répond également à l'impérieuse nécessité d'élargir la programmation de la Philharmonie à des styles musicaux populaires, au meilleur sens du terme. Voici en quelques lignes ce que réserve cet anniversaire. Traversons tout d'abord l'Atlantique pour des concerts consacrés à la música popular brasileira, représentée cette saison par deux de ses figures qui franchiront pour la première fois les portes de notre maison: Mônica Salmaso, qui lors d'une soirée intimiste explorera l'âme musicale de son pays, et l'iconique Djavan qui fêtera ses cinquante ans de carrière. Place ensuite à la scène portugaise avec le fado entre amour et résistance de Carminho, puis le jazz libre et aventureux du trompettiste Luís Vicente, ici aux côtés de son trio et de deux invités de marque que sont le saxophoniste Tony Malaby et le pianiste Leo Genovese. Le festival se clôturera par trois événements placés sous le signe de la célébration: la voix et les percussions corporelles de la Mozambicaine Lenna Bahule, dans un geste artistique reliant son pays d'origine et le Brésil, une affiche explosive mêlant jazz, hip-hop et MPB avec Criolo, Amaro Freitas et Dino D'Santiago, et enfin un cercle de samba confié aux musiciens du Coletivo Gira. Ce sont ces derniers qui animeront également le workshop jeune public d'un festival plus que jamais grand ouvert sur un monde lusophone vibrant.
Charlotte Brouard-Tartarin









